L’esplanade des Invalides

Située sur un terrain compris entre le faubourg Saint-Germain et le bourg du Gros-Caillou, à quelques pas de la Seine, la vaste esplanade des Invalides est indissociable de l’hôtel du même nom, splendide ensemble architectural créé par une ordonnance de Louis XIV du 24 mai 1670.

Dès sa création, la vaste esplanade des Invalides doit aussi servir d’écrin au bâtiment d’une envergure exceptionnelle conçu par Libéral Bruant de 1671 à 1676, immense quadrilatère large de près de 400 mètres. En 1704, Robert de Cotte définit ses plans en transformant l’étendue qui s’appelle encore les Prés-Saint-Germain en une large place rectangulaire semée de gazon et bordée sur ses deux longs côtés par trois rangées d’arbres.

Elle est alors plus petite que l’esplanade actuelle, puisqu’elle s’arrête à la hauteur de la rue de l’Université, avant d’être agrandie jusqu’à la Seine dès 1720. Le pont Alexandre III n’existe pas encore, et il faut prendre le bac pour passer sur l’autre rive.

Des canons rapportés sur l’esplanade

La façade principale (nord) de l’hôtel des Invalides, qui donne sur l’esplanade, est sévère. Cette austérité met en valeur le frontispice central, véritable arc de triomphe à la gloire de Louis XIV. la façade est simplement ornée de lucarnes en forme de cuirasse qui rappellent la destination du bâtiment – héberger les invalides de guerre. Sur l’avant, comme pour témoigner des batailles d’antan, une rangée de canons est dirigée vers l’esplanade.

Un lion et des lis

En 1804, Napoléon fait installer au centre de l’esplanade une fontaine en haut de laquelle on place le lion de Saint-Marc rapporté de Venise en 1797. Comme beaucoup d’œuvres d’art prises lors des campagnes de l’Empire, le lion gagnera sa ville d’origine en 1815, pour y être placé en haut de la colonne de la Piazetta.

Sous la Restauration, une imposante gerbe de fleurs de lis en plomb doré domine la fontaine, bientôt remplacée, en 1830, par un buste de La Fayette. Fontaine et buste seront enlevés quand on dégagera l’esplanade au moment du retour des cendres de l’Empereur, le 15 décembre 1840.

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