Le IIIe arrondissement

Construit principalement aux XIIIe et XIVe siècles, cet arrondissement très ancien correspond au cœur historique du quartier du Marais, qui fut ensuite étendu au IVe arrondissement. Plus du tiers du nom des voies fait référence à ce passé médiéval. Les autres datent du second Empire, sauf au nord du Centre Georges-Pompidou, remodelé au XXe siècle.

Le IIIe arrondissement fut à l’origine le quartier des Templiers, qui laissèrent leur nom à plusieurs voies. Un terrain leur fut donné en 1170 ; ils l’entourèrent de murailles qui formèrent « l’enclos du Temple », à l’emplacement des actuelles rues du Temple, de Bretagne, de Picardie et de la Corderie.

À l’une des extrémités de l’enclos, se dressait la tour du Temple, où était conservé le trésor royal français. Les murailles furent abattues en 1667, et la tour du Temple, transformée en prison, fut détruite par Napoléon en 1808.

En souvenir du Temple

L’actuel marché du Carreau du Temple est une partie des anciennes halles qui furent construites en 1788 dans ce qu’on appelait toujours l’enclos du Temple : leurs boutiques étaient alors très prisées parce qu’elles échappaient aux taxes. Le marché couvert, dédié à la fripe, construit en 1863, remanié en 1904 pour la première Foire de Paris et tout récemment rénové, connut un très vif succès jusqu’en 1976, où l’ensemble manqua de peu d’être rasé.

De rayonnantes provinces

Le marché des Enfants-Rouges, lui, tire son nom de sa proximité avec l’hospice du même nom : créé en 1534 par Marguerite de Navarre, cet hospice accueillait des orphelins qu’on habillait d’un uniforme rouge, d’où son nom. À cet emplacement, Henri IV avait prévu en 1610 de créer une « place de France » d’où rayonneraient des rues portant des noms de provinces du royaume. Les rues de Beauce, de Bretagne, de Picardie, de Poitou, etc., furent les premières de ce vaste projet, interrompu par l’assassinat du roi. Ce tragique événement permit à un entrepreneur de l’époque, Claude Charlot, de créer un nouveau quartier résidentiel, autour de la rue qui porte son nom.

Vers la place des Vosges

Premier grand urbaniste de Paris, Henri IV créa aussi en 1605 la place des Vosges, alors appelée « place Royale », à l’emplacement de l’ancien château des Tournelles. Tout à côté, la rue du Pas-de-la-Mule évoque une forme d’escalier, dite « pas-d’âne » ou « pas-de-mule », dont les marches profondes pouvaient être empruntées par les cavaliers.

 

 

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